• Table-ronde nationale multi-acteurs sur les processus de la politique forestière, de la révision du code forestier et de la levée du moratoire sur les nouvelles allocations forestières en RDC

    25 April 2018
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    Table rond RDC

    Du 23 au 25 avril 2018, l’Observatoire de la Gouvernance Forestière (OGF) dans le cadre du projet CV4C en collaboration avec Tropenbos RDC, UNESCO Projet FLEGT, Forest Peoples Program (FPP) et la société civile environnementale de la RDC avec l’appui financier de l’Union-Européenne, du Royaume des Pays – Bas, de l’UNESCO FLEGT, de FAO UE-FLEGT et la société civile environnementale organisent la première édition de la Table Ronde nationale multi acteurs sur “les processus de l’élaboration de la politique forestière, la révision du code forestier et la levée du moratoire sur les nouvelles allocations forestières en République Démocratique du Congo”.

    Toutes les parties prenantes à l’exception du Ministère de l’Environnement et Développement Durable y prennent part. Nous pouvons citer : Ministère de l’Aménagement du territoire, des Affaires Foncières / Conaref,  de l’Agriculture, des Finances et du Développement rural.  Nous avons noté également la présence du représentant de l’Ambassade des Pays Bas, de la Banque Mondiale,  de l’Union Européenne, Fond National REDD (CAFI), les ONG internationales et Institutions universitaires : WWF,  WRI, UNESCO, Greenpeace, EFI,  ERAIFT.

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  • Le bulletin du projet montre l’excellent travail et l’impact de la gouvernance forestière dans le bassin du Congo

    29 March 2018
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    CV4C newsletter

    Le projet « Voix des Citoyens pour le Changement » entame sa deuxième année. Ce bulletin présente quelques activités menées au cours du dernier trimestre de  2017 et du premier trimestre de 2018 – Conférence régionale sur l’exploitation forestière  illégale organisée par le projet en collaboration avec INTERPOL ;  développement d’un système d’alerte  par radar pour la surveillance de l’exploitation forestière illégale en Afrique de l’Ouest et du Centre (FLEGT WATCH),  et formation en développement organisationnel pour les partenaires du projet et les organisations de la société civile.

    Nous remercions tous les partenaires et les parties prenantes nationales pour leur engagement et leur soutien permanents, et en particulier l’Union européenne pour son appui financier. Nous nous réjouissons à la perspective  que le projet aura davantage de succès en 2018.

    Cliquez ici pour lire le bulletin complet.

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  • Développement organisationnel: La prise en compte du genre en milieu professionnel

    28 March 2018
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    Personnel du CED

    Présentation Same Teclaire“Intensifier la lutte contre les discriminations à l’égard des femmes, renforcer le partenriat pour le développemet durable”, tel est le thème sous lequel se célébrait la traditionnelle Journée Internationale de la Femme au Cameroun, le 08 mars 2018.

    La gente feminine du CED (partenaire du projet CV4C) a profité de cette occasion pour attirer l’attention des collègues sur le concept de genre en milieu professionnel. Le but de la rencontre organisée était d’évaluer la politique genre du CED dans la perspective d’une implémentation plus effective de celle-ci.

    Same Teclaire et Michele DanleuLa politique genre du CED existe depuis 1997. Le contexte étant en evolution, Mme Michèle Danleu, en charge de ladite politique au CED, l’a actualisée en tenant compte des existants nationaux et internationaux, en vue de plus d’efficacité dans sa mise en oeuvre. De son côté, Mme Téclaire Same a poussé la réflexion sur les possibilités de mettre en application cette approche dans le travail au quotidien. Les participants ont manifesté un grand intérêt pour la lutte contre les discriminations faites à l’égard des femmes en milieu professionnel. Les préoccupations et contributions ont été nombreuses et portaient entre autres sur l’intégration du genre dans la mise en oeuvre des activités: comment s’y prendre de façon spécifique et comment briser les stéréotypes?

    Des échanges riches mis sous le signe du “gender” et non du “danger” pour la gente masculine.

    Flora LAMERO
    Chargée de Communication
    Centre pour l’Environnement et le Développement (CED)

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  • Assurer la sécurisation foncière des Bagyelis

    28 March 2018
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    Communauté Bagyeli du village Akok

    En 2000, la Banque Mondiale approuve le projet d’oléoduc entre le Tchad et le Cameroun. Cependant, sa mise en oeuvre n’est pas sans conséquence sur la vie des communautés avoisinantes au projet. Certains de ces impacts environnementaux et sociaux durent depuis la phase des travaux, et leur persistence a donné lieu à une saisine du conseiller- médiateur de la Société Financière Internationale (SFI), branche du groupe de la Banque Mondiale active dans le financement du secteur privé, qui a apporté un appui au projet. Une médiation a été entamée entre COTCO SA (Cameroon Oil Transportation Company), la compagnie en charge de la construction, l’exploitation et l’entretien du pipeline, et les communautés affectées par les activités, accompagnées par des ONG, y compris CED (partenaire du projet CV4C), ainsi que RELUFA, CARFAD, FOCARFE).

    Dans son ambition de promouvoir la gouvernance des ressources naturelles et la protection des droits des communautés locales et autochtones, le CED accompagne les communautés dans ce processus de médiation. L’organisation apporte son expertise en matière de conseil aux communautés. L’une des plaintes soulevées concerne l’accès à la terre des communautés autochtones Bagyeli, dans le département de l’Océan. La mediation a , sur ce point, résulté en la decision prise par COTCO et la Fondation FEDEC (mise en place par le projet pour appuyer les autochtones Bagyelis et financer les compensations environnementales du projet) d’aider les Bagyelis à sécuriser leur accès à la terre. A travers l’analyse des processus de sécurisation foncière mis en oeuvre, le CED s’assure que les activités prennent en compte les us et coutumes des communautés Bagyeli, et surtout contribuent à l’amélioration de leurs conditions de vie.

    A titre de rappel, les communautés affectées par le projet, notamment celles ayant perdu leurs terres et leurs cultures, avaient reçu des compensations financières et en nature. Les communautés autochtones avaient été exclues de ces compensations en raison du fait qu’elles ne disposaient ni de titres, ni de droits coutumiers sur les terres. La précarité de leur situation foncière appelle une action urgente, et la FEDEC a sélectionné l’ONG APED pour conduire le processus.

    Flora LAMERO
    Chargée de Communication
    Centre pour l’Environnement et le Développement (CED)

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  • Nouvelle application FLEGT Watch fournira un système automatisé d’alertes forestières à base de données satellites radar en Afrique centrale / occidentale

    26 March 2018
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    Satellite

    FLEGT Watch: Système automatisé d’alertes forestières à base de données satellites radar / optique en Afrique Centrale / Afrique de l’Ouest

    VisioTerra vient de contracter le lancement du projet “FLEGT Watch” pour la surveillance des coupes forestières en Afrique Centrale (projet CV4C du CIDT) et en Afrique de l’Ouest (Tropenbos International). Ce projet est financé par l’Union Européenne et par le programme “Green Livelihoods Alliance” porté par le Gouvernement Néerlandais.

    FLEGT watch

    Observations indépendantes au Congo. Source: FLEGT Facilitator in Republic of the Congo.

    FLEGT Watch – Outil puissant et innovant

    FLEGT Watch renforcera les performances des communautés de surveillance de la forêt en:

    • analysant systématiquement les données des satellites radar (Sentinel-1) et optiques (Sentinel-2),
    • calculant des indices bio-géophysiques liés à la forêt (biomasse, feuilles, végétation, humidité…),
    • détectant automatiquement les changements de valeurs de ces paramètres dans l’image satellite juste acquise,
    • envoyant des notifications de changement(s) ou alarmes aux observateurs dans leurs aires d’intérêt,
    • embarquant les données satellites, les cartes et images dans une application de terrain et/ou sur smartphones,
    • permettant de relever des preuves (photos, mesures, commentaires…) in-situ et de les partager dans le réseau des observateurs et au-delà,
    • offrant des tableaux de bord des changements observés et de leur suivi par les observateurs,
    • éditant des rapports sur l’ensemble des observations ou sur une observation en particulier,
    • se synchronisant avec d’autres plateformes de distribution de données telles que le GFW, AGEOS…

    Les enjeux technologiques

    La réalisation de ces performances nécessitera d’utiliser les toutes nouvelles technologies pour:

    • orthorectifier (superposer l’image satellite sur le terrain) les données radar à une précision inégalée que ces données soient reçues en temps-réel ou qu’elles appartiennent aux archives longues (depuis 1991),
    • corriger les données optiques des effets atmosphériques pour compenser l’épaisseur optique sur les forêts tropicales,
    • traiter un volume de données considérable estimé à 1 Po (un péta-octet vaut un million de giga-octets),
    • offrir aux utilisateurs l’information désirée en utilisant une faible bande passante pour échanger quelques kilo-octets sur leurs ordinateurs et smartphones.

    L’agenda

    Une première version (v1) de FLEGT Watch sera livrée en mai 2018 qui permettra en particulier de recevoir et d’accéder aux données Sentinel 1 et 2 acquises en temps quasi-réel. La version finale (v2) sera livrée en octobre 2018. Une formation sera dispensée auprès des observateurs indépendants des 8 pays d’Afrique Centrale et d’Afrique de l’Ouest.

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  • Partenaires du projet CV4C se sont réunis pour la réunion de planification du projet pour l’année 2018

    13 March 2018
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    CV4C project planning meeting in Bangui

    Le CIDT a animé les quatre jours de la réunion de planification de la coordination du projet  « Voix des Citoyens pour le Changement (CV4C) », financé par l’UE. La réunion a eu lieu du 26 février au 1er mars.

    La réunion a été divisée en sessions plénières pour aborder les aspects primordiaux du projet et permettre aux partenaires de réfléchir, et avec les intervenants extérieurs de discuter  sur la méthodologie et les stratégies.

    Ces ateliers, se voulant à la fois participatifs, réflexifs et instructifs, ont permis aux partenaires du projet d’intégrer  les leçons tirées dans leur plan d’action pour 2018.

    Le premier jour, la parole a été donnée à chaque partenaire pour présenter leurs réalisations du projet de l’année 2017 en y incluant les activités et les objectifs atteints, les défis, les limites et les leçons tirées.

    L’objectif des deux journées suivantes était d’échanger  sur les méthodes, stratégies et outils actuels mis en place par les partenaires pour  le  Développement Organisationnel et l’Observation Indépendante des Forêts.

    La dernière journée a été marquée par la présentation des nouveaux plans d’action et budgets inspirés  des discussions approfondies et des leçons tirées  des trois jours précédents.

    La nature de cette rencontre délibérative est un exemple probant du partage des connaissances et d’échange d’expériences que le projet CV4C promeut. Les partenaires du projet sont des organisations leaders du secteur dans leurs pays respectifs; ils soutiennent  les valeurs du projet pour encourager l’implication  des organisations pairs, créant ainsi un réseau plus efficace d’acteurs non-étatiques pour contribuer à la réalisation d’un objectif global.

    Le Centre pour l’Information Environnementale et le Développement Durable (CIEDD), partenaire du projet,  a organisé la réunion annuelle de planification à Bangui, en République centrafricaine.

    La rencontre a réuni des coordonnateurs de projets et des membres techniques de chaque partenaire dans les cinq pays du projet, à savoir: FLAG, FODER, CED (Cameroun); OGF (RDC); Brainforest (Gabon); CAGDF (RC); et WRI (États-Unis).

    Cette réunion annuelle marque le début de la deuxième année du projet CV4C. Ce projet de quatre ans vise à renforcer la contribution des acteurs non-étatiques (ANE), tels que la société civile (CS), les peuples autochtones (PA) et les organisations communautaires, à l’amélioration de la gouvernance forestière, la gestion durable et la contribution des forêts au développement dans les cinq pays du Bassin du Congo.

    Photos from the workshops

     

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  • Les acteurs de la gouvernance forestière au Gabon améliorent la rédaction de propositions et la conception de projets

    28 February 2018
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    Brainforest proposal writing training

    Du 19 au 22 février 2018 à Libreville, à peu près seize (16) représentants des OSC, quatre(4) de  l’administration des forêts et du CTC, ont bénéficié d’un renforcement de capacités en conception de projets et rédaction de propositions à financement. Tous ces acteurs  travaillant de près ou de loin sur des questions de gouvernance forestière, se sont ainsi retrouvés pendant 4 jours,  au cours d’un atelier organisé par Brainforest ; Atelier qui entrait dans la suite de la mise en œuvre des activités du projet CV4C au Gabon.

    La formation qui a été très explicite, et basée sur un ensemble d’exposés, de travaux en groupe, d’interactions directes entre participants et d’une étude de cas, a permis aux apprenants de tirer meilleur parti de l’utilisation de certains outils fondamentaux et de méthodologies en matière de montage de projets et de rédaction de propositions à financement. Parmi ces outils, nous citerons par exemple La grille de gestion des projets axés sur le résultat, les arbres à problème et à objectifs, l’analyse des parties prenantes, l’analyse des risques, le cadre logique etc.

    L’un des formateurs, le Dr. Aurelian Mbzibain, pense qu’ « Effectivement, l’hypothèse c’est que si les membres  de la plateforme sont formés en montage de projet, cela permet à cette plateforme de mobiliser des ressources nécessaires pour permettre à ses membres de réaliser des actions d’appui à la gouvernance forestière au niveau du Gabon. Parfois les ONG n’ont pas accès aux financements,  et développent des activités qui ne sont pas réalisées. Donc cette formation devrait leur donner des éléments, des outils et des aptitudes pour leur permettre d’être plus effectives dans le montage des projets et augmenter le taux de réussite quand ils développent des projets pour la recherche des financements ».

    Les apprenants issus principalement de la plateforme Gabon Ma Terre Mon Droit (GMTMD), de l’Administration en charge des Forêts et du Comité Technique de Coordination (CTC) ont ainsi bénéficié des subtilités et astuces pouvant leur permettre dorénavant, dans le cadre de la recherche de financement, de monter des projets qui retiendront une forte attention des bailleurs de fonds.

    La quasi-totalité des apprenants ont trouvé la formation très pratique ; nous avons recueilli les propos de quelques participants à ce sujet :

    “C’est une satisfaction générale sur le plan de l’organisation, des méthodes pédagogiques qui ont été appliquées, et aussi de la compétence des formateurs. Tous ces éléments combinés nous ont permis d’acquérir des connaissances et de développer en nous des compétences et des aptitudes qui peuvent nous servir désormais à monter des projets pour nos différentes organisations. Cependant, je trouve quatre jours relativement insuffisants pour une telle formation. Il serait peut-être souhaitable de revoir ce nombre de jours à la hausse pour les prochaines programmations.” Charles Moubeyi, de l’ONG MUYISSI ENVIRONNEMENT.

    “Ça été une aubaine pour moi de suivre cette formation, parce que déjà, je n’ai jamais eu l’opportunité de participer ou de monter un projet auparavant. Alors, J’ai pu découvrir les différents aspects qui constituent le canevas de rédaction d’un projet ; Ce qui me manque maintenant, c’est qu’à la longue je m’exerce de plus en plus pour pouvoir maîtriser le processus.” Sylvana Laura Ntsame Nguema, de l’Agence Nationale d’Exécution des activités Filière Bois.

    Le projet cv4c

    Il est à noter que ce nième atelier de renforcement de capacité vient compléter une série du même genre – Développement Organisationnel, Observation Indépendante, Prise en compte du genre dans la gouvernance forestière, Gestion financière etc. – au profit de Brainforest qui est porteur du projet « Voix des Citoyens pour le Changement : observation forestière dans le bassin du Congo » au Gabon et des autres acteurs non étatiques engagés dans les processus d’amélioration de la gouvernance forestière;

    Un  ensemble d’appui qui répond à l’objectif selon lequel, les acteurs non étatiques « devenus forts et efficaces font le suivi de la gouvernance forestière et du changement d’affectation des terres forestières, informent les processus pertinents, en particulier FLEGT et REDD+, et contribuent à l’efficacité des réponses des agences d’application des lois et d’élaboration des politiques ».

    Photos

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  • Des organisations de la société civile camerounaises s’outillent pour suivre le circuit du bois au Cameroun

    26 February 2018
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    Les cinq organisations membres du système normalisé d’observation indépendante externe (SNOIE), étaient à l’école de l’investigation et du suivi des circuits du bois, du 06 au 09 février 2018. FODER, Papel, ASTEVI, SUHE et Cedla, prenaient part, ainsi que trois autres organisations (CED, FLAG, TI-C), à un atelier qui leur a permis d’améliorer leurs connaissances en matière de  dénonciations des faits illégaux observés en zone forestière dans les régions de l’Est, du Littoral, du Sud du Cameroun. La formation était organisée dans le cadre du projet « Voix des Citoyens pour le Changement » (CV4C).

    « Cette formation a été organisée dans le but d’outiller les participants pour qu’ils puissent aller au-delà de la forêt de manière à étendre le domaine d’OI et nous espérons être plus efficace en atteignant d’autres cibles que les cibles nationales. L’objectif pour nous étant de constituer un consortium d’acteurs qui influencent positivement la gouvernance forestière et l’application de la loi.», souligne Laurence Wete Soh, Chef de projet CV4C au sein de Forêts et Développement rural (FODER). Ainsi , en quatre jours de formation, les OSC ont pu (1) affiner leur connaissance sur les différentes étapes de la chaîne de gestion des bois depuis l’attribution des titres, l’abattage jusqu’à l’exportation voire le port de destination ; (2) comprendre les techniques d’investigations du circuit du bois ainsi que les défis et astuces pour surmonter les obstacles ; (3) maitriser la collecte des informations pertinentes sur les différentes étapes suivies par les bois depuis la forêt jusqu’au point de commercialisation finale en passant par les points de transformation et le transport ; appréhender la documentation et la communication sur les résultats des investigations.

    L’organisation de cet atelier de formation, intervient à un moment où un certains nombres de limites ont été observées dans l’approche utilisée par les organisations de la société civiles dans le cadre des activités d’observation indépendante externe (OIE). En effet, jusqu’ici les activités d’OIE se sont faites en forêt et il ressort des différentes études et analyses faites auprès des cibles et des rapports d’observation indépendante, que le lien entre les activités observées en forêt et la destination du bois est souvent difficile à établir.

    Les défis des organisations de la société civile impliquées dans les activités d’OI se trouvent aujourd’hui dans le suivi de la chaine d’approvisionnement du bois de la forêt à l’exportation, c’est-à-dire du transport en forêt jusqu’à la commercialisation. La fraude de documents et la corruption étant des fléaux observés, il est primordial pour les OSC impliquées dans la gouvernance forestière au Cameroun de s’adapter à la situation qui prévaut sur le terrain.

    La formation a connu la participation d’une organisation spécialisée en matière d’investigation (Environnemental Investigation Agency (EIA), d’un commissaire de police et d’un chef de poste du contrôle forestier. Les membres de la coordination du SNOIE ont ainsi pu forger leurs stratégies en matière de recherche et d’accès à l’information, de traitements des données ; et enfin se mettre à jour sur des techniques fiables d’investigations à la fois sur le terrain et en ligne.

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  • Un numéro spécial des articles scientifiques sur la gouvernance des ressources forestières en préparation

    19 February 2018
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    Dans l’optique de permettre au personnel de l’association Forêts et Développement Rural (FODER) de produire des articles de recherche de qualité en lien avec la gouvernance des ressources naturelles, un atelier de formation a été organisée du 30 janvier au 02 février 2018. Cet atelier a été organisé avec l’appui financier du projet « Voix des Citoyens pour le Changement » (CV4C). L’atelier visait de manière générale à outiller le personnel de FODER sur les questions relatives à la gestion des données (collecte, traitement, analyse et conservation), afin de garantir en aval une mise en œuvre efficace de la nouvelle politique de publication de FODER.

    En quatre (4) jours de formation les dix (10) membres du personnel de l’association ont pu apprendre à maîtriser les fondamentaux sur : le développement des outils de collecte des données dans les projets de développement ; les approches de collecte des données y compris les questions d’éthique de la recherche ; le traitement des données et outils d’analyse ; quelques éléments sur la conservation des données de terrain et la restitution des données à l’issue d’une mission de terrain ou d’un projet. « L’atelier m’a globalement permis d’améliorer mes connaissances en techniques de rédaction des articles scientifiques. Ces compétences seront mises à contribution pour la rédaction des projets d’articles que nous avons soumis lors du recrutement à la formation », se réjouit Roberteau TCHOFFO, expert SIG et bénéficiaire de la formation.

    A l’effet de garantir une bonne prise en main de chaque participant et la réalisation des publications en lien aux sujets proposés lors de la soumission des candidatures, un suivi individuel est octroyé aux participants par le consultant recruté pour la formation. A l’issue de cette formation un numéro spécial des articles produits par le personnel formé est prévu être publié au deuxième semestre 2018.

    Cette formation est organisée à un moment où l’association Forêts et développement rural (FODER), est engagé dans un processus d’amélioration de ses performances en tant qu’organisation de la société civile nationale. L’objectif étant d’améliorer la qualité de la gestion des données et des informations générées par ses actions et partant des publications que l’organisation produit. Le renforcement des capacités du personnel technique est donc une nécessité. « Nous sommes dans une continuité du travail sur la politique de publication et pour l’opérationnaliser nous avons fait appel à un consultant pour l’élaboration d’un module pour  le renforcement des capacités du personnel sur le développement des outils, la collecte et le traitement des données dans le cadre de ses interventions en lien à la bonne gouvernance et la gestion durable des ressources naturelles, le respect et des droits », explique Laurence Wete Soh, chef de projet CV4C à FODER.

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  • Retour à un niveau de corruption généralisé dans le secteur des forêts et de la faune au Cameroun

    10 February 2018
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    L’indice de perception de la corruption (IPC) dans le secteur forêt et faune au Cameroun, s’est considérablement dégradé au cours de l’année 2017. S’est considérablement dégradé au cours de l’année 2017. En effet, selon l’Etude d’évaluation de l’IPC, rendue publique au cours d’une conférence de presse, il a atteint 7,25/10 en 2017, soit quasiment le niveau d’évaluation initiale réalisée en 2010 par la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC) qui l’avait situé à 7,25/10.

    Cette évaluation de l’IPC, quatrième du genre, a été menée par l’association Forêts et Développement Rural (FODER) dans le cadre du projet « Voix des Citoyens pour le Changement » (CV4C).

    L’IPC est l’un des outils qui permet d’apprécier l’intensité du phénomène dans un secteur donné. En 2010, la Stratégie Nationale de Lutte Contre la Corruption (SNLCC) renseignait sur cet indice pour la première fois dans le secteur forestier. Aussi, l’évaluation de cet IPC est une contribution de FODER au suivi des initiatives de promotion de la bonne gouvernance et la gestion durable des forêts dans lesquelles le Gouvernement camerounais est engagé.

    l’Evaluation de l’indice de perception de la corruption (EIPC) s’est faite à travers des entretiens réalisés dans les dix Régions du Cameron auprès de 405 parties prenantes du secteur issues  d’une part de l’administration forestière et faunique, de la justice, des forces de maintien de l’ordre, du secteur privé, de la société civile, des communautés, des élus locaux, des collectivités territoriales décentralisées et autres acteurs ; d’autre part de l’analyse des données et informations contenues dans les documents et publications diverses sur la thématique de la transparence dans le secteur forestier.

    D’après les résultats de l’EIPC 2017, 82% des acteurs du secteur forêt et faune sont impliqués dans des actes de corruption et plus de 52% d’entre eux déboursent au moins 10 000 francs CFA par semaine dans des actes de corruption (Talla et al.2017). Ainsi, à partir des simulations et si l’on s’en tient aux seules personnes interviewées dans le cadre de cette évaluation, on peut constater que le phénomène de corruption dans ce secteur fait perdre à l’Etat un peu plus de 797 millions par an.

    Les victimes de ce phénomène de corruption proviennent pour la plupart des familles d’acteurs du secteur des forêts et de la faune. Toutefois, les plus exposés sont les communautés locales et autochtones (31,1%) et les acteurs du secteur privé (20,75%). Tandis que les principaux auteurs des pratiques de corruption dans le secteur des forêts et de la faune sont les détenteurs d’une part de l’autorité de l’Etat.

    Avec cette progression vertigineuse de l’IPC dans le secteur forêt et faune en 2017, l’on peut affirmer sans ambages que les initiatives anticorruption menées dans ce secteur sont à la fois insuffisantes et inefficaces. Il en est de même pour les initiatives implémentées par la société civile qui n’ont pas réussi à réduire durablement l’impact du phénomène selon les personnes interrogées dans le cadre de l’EIPC 2017. Cette situation étant entre autres due au faible niveau de transparence dans le secteur forêt et faune. En effet, les résultats de l’EIPC 2017 montrent qu’une frange importante des acteurs intervenant dans le secteur des forêts et de la faune n’a pas connaissance des informations sur les documents officiels requis pour l’exercice de leurs activités, ainsi que sur les procédures relatives à leur obtention. Ce faible niveau d’accès à l’information contribue à rendre ces acteurs vulnérables à la corruption. Et, parmi les autres causes de l’inefficacité de ces initiatives figurent l’impunité, la passivité du gouvernement et le désengagement des partenaires techniques et financiers.

    Avec cette détérioration de la note de perception de l’intensité de la corruption dans le secteur des forêts et de la faune, il est plus que nécessaire de prendre un ensemble de mesures afin de rectifier cette tendance qui se met en place depuis 2015. Ces mesures pour l’essentiel proposées par les acteurs du secteur consultés dans le cadre de l’EIPC 2017, consistent en des actions inclusives, structurées et étalées dans le temps. Sans exhaustivité, ils ont tour à tour suggéré:

    A tous les acteurs :

    • Le renforcement des synergies entre les initiatives existantes en matière de lutte contre la corruption dans le secteur des forêts et de la faune ;
    • La conduite des plaidoyers afin de réduire les interventions constatées dans le secteur : Le secteur des forêts et de la faune est le carrefour de plusieurs intérêts souvent contradictoires.

    Au Gouvernement en l’occurrence le MINFOF, la CONAC et les autres administrations concernées :

    • Le diagnostic des initiatives anticorruption menées entre 2010 et 2017 dans le secteur des forêts et de la faune suivi de la proposition d’un plan d’actions y découlant.
    • La publication régulière et en temps utile de toutes les informations de l’Annexe VII de l’APV FLEGT ainsi que la précision des coûts des procédures d’obtention des documents d’exploitation.
    • La mise en œuvre effective et holistique dans la lutte contre la corruption des mécanismes visant la prévention, l’éducation, les incitations pour combattre la corruption et surtout prendre des sanctions exemplaires et dissuasives contre les acteurs de la corruption. Ceci suppose une prise de conscience et une volonté forte des différents acteurs à adresser la corruption, l’érection et la mise en exergue des modèles d’intégrité et de probité.

    A la société civile :

    • L’amélioration des approches de sensibilisation des acteurs les plus exposés à la corruption.
    • La réactivation des mécanismes de protection des dénonciateurs et d’assistance juridique et judiciaire aux victimes de la corruption.
    • Mener une étude sur les coûts de la corruption dans le secteur des forêts et de la faune : Une telle étude permettrait d’actualiser celles existant sur la base d’une méthodologie appropriée et adaptée.

    Aux partenaires techniques et financiers :

    • La prise en compte et l’inscription de la lutte contre la corruption comme objectif prioritaire des politiques environnementales et climatiques internationales et la mobilisation des moyens subséquents à la réalisation de cet objectif.

    Vous pouvez télécharger l’article synthèse de l’EIPC.

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