• Les Organisations de la Société Civile camerounaise imprégnées sur la question du genre dans la gouvernance forestière.

    17 October 2017
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    Formation Genre Cameroun

    Huit Organisations de la Société Civile camerounaise (FODER, CED, FLAG, ASTEVI, ASD, FCTV, CAMINSUD, CRADIF, CAMECO), sont désormais outillées pour intégrer l’approche genre dans les différentes actions relative à la gouvernance forestière et au suivi des activités forestières. En effet, une brochette du personnel de ces organisations ont tous pris part à une formation sur la prise en compte du genre dans les processus de gouvernance forestière. L’atelier qui s’est tenu du 26 au 29 septembre était organisé dans le cadre du projet «Voix des Citoyens pour le Changement : Observation Forestière dans le Bassin du Congo» (Projet CV4C). La formation a été facilitée par Mary Nyuyinui, consultante.

    En trois jours de formation, les participants parmi lesquels sept membres de l’équipe de l’association Forêts et Développement Rural (FODER) ont pu harmoniser leur compréhension du concept genre. « Avant que je ne participe à cette formation je n’avais aucune idée du genre. J’ai pu apprendre que le genre fait référence aux rôles, responsabilités et opportunités socialement attribués aux hommes et aux femmes, autant qu’aux structures de pouvoir cachées qui gouvernent les relations entre eux. De manière plus simple, le genre relève de tout ce que l’homme peut faire et tout ce qu’une femme peut faire », explique Hervé Joël Mounpen, chef de projet au sein de FODER.

    Sur la base des principes fondamentaux du concept genre, les participants ont pu comprendre que la question du genre brise les inégalités entre l’homme et la femme. Ces principes faisant appel à l’égalité, l’équité, et l’empowerment qui fait appel à la transformation des structures injustes de la société pour les rendre favorables et équitables tant aux hommes qu’aux femmes. L’empowerment étant égale à la capacitation plus qu’au coaching, accompagnement, suivi…

    Sur la base des exercices pratiques, les 30 participants ont décelé quelles peuvent être les obstacles à la participation des femmes dans la gouvernance forestière. Et, comme obstacle il a été identifié :

    • La pesanteur socio-culturel
    • Le niveau politique (exclusion, pas de distinction de genre, la capacité)
    • Les idéologies et la tradition
    • Le manque d’engagement financière et politique
    • Le manque de capacité (éducation…)

    De ces obstacles, la facilitatrice a pu partager aux organisations les outils d’analyse de genre qu’ils peuvent utiliser pour diagnostiquer la problématique du genre qui peut se poser dans leur structure. L’analyse du genre, permet de dévoiler les liens entre les relations de genre et le problème de développement à résoudre. Les résultats attendus de cette analyse étant l’amélioration de l’équité dans les résultats entre les hommes et les femmes, la participation efficace des différentes composantes et la transformation des relations sociales de genre. L’analyse genre dans les organisations devraient répondre aux questions clés telles que : Qui joue quel rôle dans le projet ? Quel est le rôle du genre ? …

    Quelques outils d’analyse de genre, notamment « le cadre à triple rôle », « les 24 heures de travail », ont été partagés aux apprenants. Ces outils permettent de savoir pour une organisation donnée les rôles que jouent les femmes et ceux que jouent les hommes.

    A la fin de la formation, chaque participant a pris l’engagement de procéder à la restitution des enseignements appris au sein de son organisation. A FODER, « une minute genre » a déjà été instaurée au sein de la réunion mensuelle de coordination qu’organise l’organisation. Cette « minute genre », permet aux différents membres de l’équipe de partager avec les autres collègues les leçons apprises au cours de cette formation sur la prise en compte du genre dans les processus de gouvernance forestière. FODER continuera la restitution avec les autres organisations telles qu’ASTEVI, au cours de la 17ème réunion de coordination d’Observation indépendante externe (RC-OIE).

    Christelle KOUETCHA (FODER)

    Réactions (Ce que la formation sur le genre leur a apporté)

    “A la suite de cette formation sur la prise en compte du genre, je perçois mieux la différence entre le genre vue sous l’aspect de l’égalité et le genre perçue sous la forme de l’équité. Au demeurant l’approche genre repose davantage sur une démarche d’équité, mettant ainsi l’accent sur la capacité que l’homme et la femme peuvent avoir en termes de potentialités et d’égalité de chance dans la société, mais surtout face à un problème bien précis notamment dans l’amélioration de la gouvernance forestière au Cameroun.”
    Willy Djanang, lobbyiste

    Angeline modjo Kamdem

    “La formation sur le genre m’a permis de cerner les concepts relatifs au genre, ainsi que les procédés permettant d’assurer l’intégration du genre dans la gouvernance forestière à travers plusieurs outils déroulés au cours de cette formation. Nous avons élaboré notre plan d’action genre et désormais nos activités et nos planifications feront l’objet d’une analyse genre et de la prise en compte du genre. J’ai particulièrement aimé le module portant sur  ” Policy Analysis” à travers lequel j’ai été outillé sur la manière de réviser des documents avec une “lunette” genre, afin que la prise en compte du genre y soit intégrée. Par ailleurs, il serait souhaitable que le processus de capacitation des OSC continue pour s’étendre à l’intégration du genre dans tout cycle d’un projet. Nous avions en outre pensé que le formation devait également permettre au participants d’être dotés d’outils permettant d’élaborer une stratégie genre.”
    Angeline Modjo Kamdem, forestière

    magloire Tene

    “L’atelier sur le genre dans les questions de gouvernance forestière a été une réelle opportunité pour moi. Je suis chef de projet à FODER et j’avoue qu’il y a un ensemble de réalités que je ne prenais pas suffisamment en compte dans la mise en œuvre du projet REDEC (Reducing Deforestation in Cameroon by Strengthening Communities’ Rights and EU action). En parcourant les préjugés et pesanteurs qui grèvent la question genre, j’ai pu corriger la mauvaise conception que j’avais. J’ai compris que la question genre permet de développer l’égalité de chance, d’opportunités en prenant en compte toute les minorités, les spécificités pour une bonne intégration dans les projets et programmes. Ceci est important pour le développement durable. Aussi, le genre renvoie à la recherche de l’équité. J’ai spécialement appris à faire une lecture « genrée » des documents de travail, ce qui m’a permis de revoir le cadre logique du projet. En apprenant à développer les « indicateurs genre sensibles », j’ai pu réaliser que je peux mieux intégrer le genre dans l’élaboration des TDRs, la qualité des participants aux différentes formations et consultations et même la rédaction des rapports. Bien que j’aurais souhaité que les questions de « budgets genre sensibles », implication du genre dans le développement des projets fussent abordés, je suis parti de l’atelier ayant beaucoup appris.”
    Magloire Tene, juriste foncier 

    Christiane ZEBAZE HELLOW

    “Cette formation m’a permis de mieux comprendre ce que c’est que le genre. Cette notion ne signifie pas sexe (différence biologique entre hommes et femmes) et tient compte des principes que sont l’équité et l’égalité. « Genre » est utilisé pour montrer que les inégalités entre les sexes ne sont pas dues aux différences anatomo-physiologiques, mais plutôt au traitement inégal, inéquitable qui leur est réservé en société. L’égalité renvoie au fait que tout le monde (hommes ou femmes de toutes les catégories ou spécificités) a les mêmes droits et les mêmes chances devant une situation donnée ou l’accès aux ressources). L’Equité renvoie à la justice et tient compte des besoins différents des hommes et des femmes, qui peuvent corriger les déséquilibres entre les sexes. Plusieurs outils d’analyse genre existent en fonction des objectifs souhaités. Pour les appliquer il faut séparer en cas de besoin chaque genre par catégories, spécificité, individus. Chaque outil permet de mieux comprendre les différences sociales et à terme d’impulser un changement. Il peut s’avérer nécessaire d’utiliser plus d’un outil dans certain cas. Dans la prise en compte du genre tenir compte des spécificités et des catégories sociales telles que les PA, jeunes, handicapé, analphabètes, etc.”
    Christiane Zebaze Hellow, environnementaliste 

    Hervé Joel mounpen

    “Au sortie de cette formation sur la prise en compte du genre dans les processus de gouvernance forestière, je puis dire qu’elle a été bénéfique à plus d’un titre d’abord ; elle m’a permis de bien cerner les concepts du stéréotype du genre notamment la différence qui existe entre genre et sexe. Ensuite, une connaissance large sur les principes fondamentaux du concept genre associés aux obstacles liés à la participation des femmes dans la gouvernance forestière. Enfin, une vue large sur les outils d’analyse genre et les indicateurs de suivi-évaluation sensible au genre.”
    Hervé Joël Mounpen, qualiticien

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    Propos recueillis par Christelle KOUETCHA (FODER) 

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  • Nouvelle application mobile testée avec des observateurs forestiers en République du Congo

    6 October 2017
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    Photo by the Jane Goodall Institute.

    Photo par Jane Goodall Institute.

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    Forest watcher app

    Les partenaires du projet CV4C travaillent ensemble pour tester une nouvelle application mobile de surveillance des forêts. L’application Forest Watcher a été développée par le World Resources Institute (WRI). Forest Watcher est conçu  pour faciliter l’accès hors connexion aux données sur l’évolution des forêts à travers les périphériques mobiles des gestionnaires de forêts, des communautés  autochtones et des autorités compétentes dans le monde entier, quelle que soit la connectivité.

    Le WRI travaille avec le partenaire du projet «Cercle d’Appui à la Gestion Durable des Forêts» (CAGDF) pour réaliser un test pilote de l’application mobile pour la surveillance des forêts. Le CAGDF accède aux données satellitaires dans l’application pour identifier les zones de déforestation se produisant à l’intérieur et autour des concessions forestières et vérifier si elles sont conformes aux règlements APV-FLEGT, ainsi qu’aux lois nationales et locales.

    Ils utilisent également les photos et les fonctionnalités personnalisables de l’application pour collecter les informations et les données qui seront incluses dans leurs rapports de suivi. En outre, ils fournissent au WRI des informations précieuses sur la manière dont les observateurs forestiers de la société civile opérant dans d’autres pays pourraient mieux intégrer l’application dans leur flux de travail, ainsi que des commentaires qui guideront et amélioreront les versions futures de l’application.

    Liens de Forest Watcher 

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  • Diagnostic de la problématique genre dans l’Observation Indépendante et formation en genre des OSC membres des plateformes FLEGT et REDD+

    5 October 2017
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    Gender needs analysis and training in DRC

    Le genre est au centre de l’approche du projet CV4C pour une surveillance des forêts plus efficace.

    C’est ainsi que les OSC actives dans la surveillance des forêts en République démocratique du Congo (RDC), membres des plateformes FLEGT et REDD+ consultées en avril 2017 se sont réunis en juillet 2017 pour mener un diagnostic du genre dans l’observation indépendante.

    A l’issue de cette consultation et de ce diagnostic genre, une trentaine d’acteurs non étatiques (ANE) dont 19 femmes et 13 hommes ont bénéficié d’une formation en genre sur les concepts de base qui sous-tendent le genre, les outils et les indicateurs genre dans la gouvernance forestière. Pour plus de détails sur le sujet, écrivez-nous à ogfrdc@gmail.com.

    Photo gallery

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  • Un nouvel outil renforce l’impact des Observateurs Indépendants des Forêts dans le Bassin du Congo

    28 September 2017
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    Open Timber Portal Screenshot

    La transparence de l’information le long de la chaîne d’approvisionnement en bois est une condition sine qua non  pour la lutte contre l’exploitation forestière illégale et  l’amélioration de la gestion des forêts dans le Bassin du Congo. Sans l’accès à l’information et aux documents clés, les acheteurs et les investisseurs ne peuvent pas démontrer qu’ils s’approvisionnent en bois produit légalement. Les producteurs ne peuvent pas non plus prouver qu’ils respectent effectivement les règles.

    Le World Resources Institute (WRI) possède une longue histoire en matière de développement  d’outils d’information dans le  secteur forestier du Bassin du Congo. Notre contribution la plus récente  c’est l’Open Timber Portal, qui s’appuie sur les données recueillies par les  atlas forestiers nationaux dans les cinq pays du Bassin du Congo (Cameroun, RCA, Congo, RDC et Gabon) et le partenariat Global Forest Watch .

    L’Open Timber Portal est une plateforme web indépendante qui promeut le commerce des produits forestiers récoltés légalement, en compilant des informations sur la conformité du secteur forestier provenant du gouvernement, du secteur privé et des Observateurs Indépendants des Forêts (OIF) dans les pays producteurs. Il vise à apporter la  transparence dans les opérations forestières et dans les  chaînes d’approvisionnement en mettant à disposition  des informations et des documents sur le respect des exigences en matière de légalité du bois et sur les pratiques de gestion sur le terrain.  L’Open Timber Portal compile les informations provenant de trois sources différentes: les limites officielles des concessions et les informations provenant de l’administration chargée des forêts; les documents mis en ligne volontairement par les entreprises pour démontrer la conformité avec les exigences légales; et les observations de la gestion des forêts  par l’OIF. L’Open Timber Portal a été conçu par le WRI en collaboration avec un certain nombre d’organisations locales de la société civile, des organismes gouvernementaux, des entreprises et des associations de l’industrie. L’Open Timber Portal offre à  l’OIF un meilleur accès aux principaux documents de l’entreprise et du gouvernement en les aidant à préparer et à prioriser leurs missions. Après la mission, l’OIF est invité à entrer ses observations dans l’Open Timber Portal, ainsi que des preuves et des rapports. Chaque OIF a accès à une bibliothèque en ligne où il peut sauvegarder et organiser ses rapports et la documentation connexe.

    En cette période de prolifération des outils sur le web, pourquoi créer une autre plateforme? La contribution de l’Open Timber  Portal consiste, pour l’essentiel,  à rendre l’information  plus accessible au niveau des entreprises. D’autres outils sont souvent focalisés  au niveau du pays (tels que le Timber Trade Portal de l’ETTF, ou NEPCon Sourcing Hub) ou au niveau des opérations individuelles (comme l’Outil de la Diligence Raisonnable  de BVRio). En outre, l’Open Timber Portal est la seule plateforme qui a été adaptée aux besoins de l’OIF.

    Bien que ces outils jouent un rôle important dans la recherche de la diligence raisonnable des entreprises, l’Open Timber Portal  travaille directement avec les exploitants forestiers du Bassin du Congo pour mettre en ligne des documents clés sur leurs entreprises et la gestion des concessions. Le site dresse la liste complète des exploitants enregistrés dans un pays producteur à partir de l’Atlas forestier national et travaille avec ces entreprises pour mettre en ligne un ensemble de documents définis comme des indicateurs clés de conformité. Sur la base du pourcentage de documents partagés, ces exploitants forestiers sont classés par ordre de transparence. Les commerçants et les importateurs ont ainsi un aperçu pratique d’accès  à tous les  exploitants forestiers produisant du bois dans un pays et peuvent rapidement les filtrer par des critères supplémentaires, tels que la certification, l’existence d’observations et les éléments de preuve associés provenant des missions d’observation indépendantes des forêts. Le site web garantit les conditions de concurrence équitables: le portail n’évalue ni ne vérifie la légalité des opérations, ni ne recommande les entreprises ; mais il fournit un outil gratuit et accessible au public, facilitant la diligence raisonnable pour les acheteurs. En même temps, le portail fournit également aux exploitants forestiers un outil de marketing pour promouvoir leurs produits et se différencier de leurs concurrents en inspirant la  confiance dans leurs opérations. Enfin, l’outil offre l’occasion aux gouvernements des pays producteurs de promouvoir leur secteur forestier national pour les marchés d’importation.

    Bien que l’Open Timber Portal se concentre pour le moment sur la République démocratique du Congo et la République du Congo, le WRI travaille sur l’élargissement  du champ d’application à d’autres pays producteurs de bois, notamment le Gabon et le Cameroun. Le portail sera lancé en automne 2017. Pour vous abonner aux mises à jour ou participer aux tests utilisateurs, veuillez visiter le site internet. Pour toutes questions, veuillez contacter Marie Vallée à marie.vallee@wri.org.

    Graphiques

    Figure 1: La page de l’opérateur sur l’Open Timber Portal, mettant en évidence le pourcentage de documents partagés par l’entreprise.

    Open Timber Portal Screenshot

    Figure 2: La page de l’opérateur sur l’Open Timber Portal, mettant en évidence le nombre d’observations suspectes de non-conformités soumises par les observateurs indépendants des forêts.

    Open Timber Portal Screenshot

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  • L’atelier prépare les partenaires du projet à effectuer l’analyse des besoins selon le genre

    22 September 2017
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    CV4C gender training workshop

    En mars 2017, le CIDT a organisé un atelier de formation des représentants des ONG partenaires chargés de la mise en œuvre de la gouvernance forestière dans le cadre du projet CV4C.

    CV4C gender training workshop

    Le but de l’atelier était de préparer les participants à effectuer une analyse des besoins selon le genre au sein de leurs institutions ainsi qu’une analyse et suivi de la gouvernance forestière dans leur propre pays (Cameroun, République centrafricaine, Gabon, RDC et République du Congo).

    Le programme de l’atelier a porté sur les concepts fondamentaux et les questions relatives au genre, à la gouvernance forestière et la surveillance des forêts. Le processus d’analyse des besoins a été introduit et les participants ont eu l’opportunité de s’exercer dans les ONG locales. Les participants ont également appris à effectuer une analyse de la politique du genre, ainsi qu’une analyse selon le genre au niveau nationale et dans la foresterie. L’atelier a été très participatif et a fourni de nombreuses occasions de s’exercer.

    CV4C gender training workshop

    Grace Ollomo représentante du partenaire Brainforest au Gabon a assisté à la formation sur le genre: “En tant que ONG partenaire au projet CV4C, il faut dire que dans la mise en œuvre de nos activités, la dimension genre n’était pas mise en avant. Mais à travers le renforcement des capacités sur cette thématique, nous serons en mesure d’intégrer le genre pour qu’il soit pris en compte dans la gouvernance forestière au Gabon.”

    Depuis la tenue de l’atelier, ces analyses ont été effectuées avec succès. Deux des principaux besoins identifiés par les partenaires dans les cinq pays du projet étaient la formation d’orientation sur le genre pour leurs organisations respectives et pour les plateformes de surveillance des forêts; et l’appui à l’élaboration de leurs propres stratégies de genre.

    Ces besoins recensés ont été satisfaits par une série d’ateliers d’orientation sur le genre menés dans chaque pays. Les ateliers présenteront également l’élaboration des stratégies genre qui seront suivies en 2018, par l’assistance technique du Spécialiste Régional en Genre pour aider chaque partenaire de mise en œuvre à développer sa stratégie de genre.

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  • Brainstorming de journalistes sur les obligations sociales des entreprises et la redevance forestière annuelle

    21 September 2017
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    L’atelier de réflexion et de renforcement des capacités des journalistes

    L’atelier de réflexion et de renforcement des capacités des journalistes membres du réseau des radios communautaires pour la gouvernance forestière (RRACO-GF) et des journalistes lauréats de la troisième édition de la Forest Media Awards (ForMA), sur les questions en lien avec la redevance forestière annuelle (RFA) et les obligations sociales des entreprises a été organisé du 21 au 24 Août 2017, à Kribi dans la région du Sud Cameroun. Cet atelier a été organisé par l’association Forêts et Développement Rural (FODER) dans le cadre du projet «Voix des Citoyens pour le Changement : Observation Forestière dans le Bassin du Congo» (Projet CV4C).Cette formation s’inscrivait en droite ligne avec l’un des résultats du projet CV4C, à savoir l’amélioration de la qualité et de la disponibilité des informations de source indépendante sur la conformité aux normes juridiques en matière forestière et foncière.

    Au total 13 journalistes ont pris part à cette rencontre de renforcement de capacités. Les travaux en atelier ont permis aux journalistes participants, venus des différents coins du pays, d’approfondir leurs connaissances grâce à l’étude menée par FODER sur les mécanismes de gestion de la RFA spécifiquement lacollecte, la rétrocession, et le contrôle de la gestion de la redevance forestière annuelle(RFA) au Cameroun Cette étude menée par FODER a été partagée aux participants et devrait servir de source documentaire pour le traitement des sujets sur la RFA.

    La formation qui s’est voulue participative, a permis aux hommes de médias de partager leurs expériences sur les techniques de collecte et de traitement des informations sur les questions forestières bénéficiant également d‘enseignements sur les obligations sociales des entreprises telles que prévues dans la loi forestière au Cameroun. « Grâce à ces enseignements, je peux désormais mieux orienter mes enquêtes sur les obligations sociales. Car, j’ai pu apprendre les spécificités de ces Obligations Sociales (OS) par titre. Avec mes confrères, nous avons pu identifier ce qui peut être considéré comme infractions en terme d’OS », s’en est réjoui Georges Emmanuel Tsayid, membre du RRACO-GF et lauréat du prix ouvert catégorie radio de la ForMA.

    A l’issue de l’atelier, les journalistes ont formalisé la création d’un réseau de partage d’informations. Ainsi, via le groupe whatsapp créé pour les bénéficiaires, tous ont pris l’engagement d’être des relais d’informations pour les uns et les autres. « Nous venons de diverses localités. Pour les journalistes exerçant dans les zones forestières, nous serons en mesure de fournir à nos collègues des zones urbaines des informations fraiches du terrain. Eux à leur tour, nous fournirons toutes décisions dans le domaine forestier prises au niveau des instances dirigeantes en zone urbaine pour que nous les partagions avec les auditeurs dans nos communautés », souligne Giscard Bounga, président du RRACO-GF.

    Dans l’ensemble, les participants ont apprécié les enseignements acquis au cours de la formation. Plusieurs d’entre eux ont déclaré avoir enrichi leur vocabulaire sur les questions forestières et journalistiques. Certains ont pris l’engagement d’utiliser ces acquis pour davantage s’investir dans des investigations en matière de RFA et d’obligations sociales des entreprises.

    Réactions

    L atelier de Kribi a été très riche en enseignement pour un journaliste comme moi qui s’intéresse de plus en plus au secteur forestier. J’ai beaucoup appris, aussi bien sur les questions d’obligations sociales que sur la Redevance forestière annuelle (RFA). Il est plus aisé pour moi aujourd’hui, d’identifier les infractions en matière d’obligations sociales et les questions de cahier de charges des entreprises. J’ai aussi à travers cette formation, pu me recycler notamment sur la méthodologie de définition de sujets d’enquête journalistique. Il me reste juste les travaux de fonds sur le terrain. Pour cela, nous espérons être accompagnés pour leur réalisation.
    Ebenizer Diki, journaliste radio RTS

    L’atelier qui s’est tenu du 22 au 24 Aout 2017 à Kribi, dans le département de l’Océan, région du Sud Cameroun, a été pour moi une nouvelle expérience en tant que journaliste spécialisée dans les questions de santé et d’environnement. J’ai pu m’approprier et m’enrichir sur certaines notions qui vont en droite ligne avec les questions forestières. L’atelier a été un moyen de m’outiller davantage sur certaines notions notamment en ce qui concerne les mécanismes de gestion et de collecte ainsi que la sécurisation des recettes. J’ai pu m’informer sur le plaidoyer que mènent actuellement les communautés notamment les chefs traditionnels qui ont déjà entamé des pourparlers avec les parlementaires, le gouvernement et les diplomates concernés par la gouvernance forestière. L’atelier m’a permis de m’auto évaluer professionnellement et me pousse davantage à parler des questions de gouvernance forestière. Je suis plus animée par un sentiment de curiosité ; aller sur le terrain et toucher du doigt certaines réalités auxquelles sont confrontés les comités riverains.
    Elise Kenimbeni, Journaliste Timenews.com

    Gallérie Photos

    Auteur: Christelle Kouétcha, FODER

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  • Les OSC du Gabon s’initient à l’Observation Indépendante (OI)

    19 September 2017
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    IFM Training Gabon

    Une formation de deux semaines sur la notion d’Observation Indépendante est organisée à Libreville, du 21 août au 01 septembre 2017, sur invite de Brainforest à l’endroit des OSC du Gabon. La formation vise le renforcement de capacités de ces acteurs dans le domaine du suivi de la gouvernance forestière à travers l’utilisation des outils et techniques d’observation indépendante.

    Ponctuée par une phase théorique et d’une phase pratique, la formation a été livrée aux membres des OSC de la plateforme “Gabon Ma Terre Mon Droit”, de l’Administration en charge des Forêts et du personnel technique de Brainforest. La formation a eu lieu dans le cadre de la mise en œuvre du projet CV4C, avec l’appui de FLAG qui a fourni des experts en OI pour conduire la formation.

    Il a été question de présenter le concept et des outils de l’observation indépendante en vue d’améliorer les capacités techniques de l’administration et de la société civile gabonaise dans le suivi de de la gestion des ressources forestières.

    La formation s’est déroulée en deux phases : théorique et pratique:

    Durant les quatre jours de formations théoriques, les apprenants ont été édifiés tour à tour sur les notions de Bonne Gouvernance, de Gouvernance Forestière et d’Observation Indépendante. Un brillant exposé, suivi d’échanges sur le contexte national de mise en œuvre de l’OI au Gabon et les possibles champs d’observations, a également permis d’éclairer les apprenants sur les grandes phases de l’implémentation d’une Observation Indépendante.

    Entre autre notion, la méthodologie de planification et de réalisation d’une mission d’Observation Indépendante, rythmée par des exercices de transcription d’informations géographiques et d’analyse juridique d’informations, sont venus couronner l’ensemble de la formation, sur fond de satisfaction générale.

    Selon Madame Rose ONDO du CURFOD, « cette formation est très utile pour la société civile gabonaise, au moment où nous avons plusieurs problématiques brûlantes qui touchent les communautés ; nous avons la question du foncier et de l’accaparement des terres par les agro-industries, nous avons également la question de l’exploitation forestière illégale, où les communautés se rendent complices quelques fois. »

    Evoquant le rôle de la société civile, elle poursuit en disant que « la première chose à faire est d’aller auprès des communautés avec les connaissances et les outils acquis lors de la formation pour les sensibiliser, les encadrer pour qu’elles puissent effectivement jouir de leurs droits, et être capable d’être une source d’informations pour la société civile, en dénonçant les exactions et les irrégularités.  Nous devons à cet effet nous outiller pour bien cerner les droits des communautés dans les différents textes et lois. »

    La phase pratique a consisté  à préparer et réaliser une mission test d’observation indépendante dans une concession forestière avec le concours de l’administration forestière centrale et locale ainsi que le concessionnaire. L’équipe retenue pour cette activité était constituée de 7 personnes dont 14,3% de femmes. L’exercice s’est articulé en trois actions : la recherche documentaire, les entretiens , et l’observation sur site.

    Mme Horline NJIKE BILOGUE MVOGO est revenue sur le contexte de la formation qui intervient dans le cadre du projet sous-régional « Citizen Voices For Change », projet porté par le CIDT de l’université de Wolverhampton et le FLAG, qui en est le partenaire technique. « Brainforest est un partenaire au projet CV4C et a sollicité une formation en Observation Indépendante (OI). C’est dans ce contexte que le FLAG a programmé cette formation pour partager son expérience avec la société civile gabonaise. » Pour elle, « l’OI, c’est ce droit de regard qu’a chaque citoyen sur son environnement. En tant que citoyen du bassin du Congo, j’ai parfaitement le droit et le devoir de m’exprimer sur ce qui concerne la gestion des ressources naturelles, tout simplement parce que je suis la première à être impactée lorsqu’elles sont mal gérées. A travers l’OI, la Société Civile trouve un moyen concerté, coordonné et cohérent pour intervenir dans le suivi de la bonne gestion des ressources naturelles ; donc l’OI apparaît comme un instrument dont chacun peut s’approprier. »

    Présentations de certificats

     

    Pour plus de photos consultez la galerie photo Flickr.

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  • Renouvellement du mandat de l’observateur indépendant en RDC

    15 September 2017
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    Independent forest monitoring

    Le lancement officiel du projet CV4C a eu lieu à Kinshasa au mois d’avril 2017, cinq mois avant la fin du mandat accordé à OGF par le ministère en charge de forêts pour opérer en qualité d’Observateur Indépendant du secteur forestier et ce, en vertu de la réglementation qui fixe les règles et les modalités du contrôle forestier en République démocratique du Congo.

    Dans le souci de poursuivre le partenariat OI-OGF/MEDD, le Directeur du cabinet du ministre de l’environnement et développement durable a transmis, par sa lettre N° 213/CAB/MIN/EDD/AAN/KTT/04/2017 du 13 septembre 2017 l’avenant numéro 2 au protocole d’accord signé le 28 août de l’année en cours, relatif à la poursuite de l’Observation Indépendante de la mise en application de la loi et dela gouvernance forestière en RDC. Notons que cet avenant est arrimé à la durée du projet CV4C pour  une durée de 4 ans (2017-2020).

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  • Projet CV4C au Gabon: à la rencontre des communautés et autorités locales

    1 August 2017
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    CV4C Gabon Mission de sensibilisation

    Dans le cadre du projet « Voix des Citoyens pour le changement : observation forestière dans le Bassin du Congo » au Gabon, une mission de vingt jours, a été initiée par Brainforest depuis le 16 juillet 2017 à l’intérieur du pays. Il s’agira d’une façon globale, de présenter le projet aux parties prenantes (administrations territoriales et techniques, ONG locales et communautés locales) et de voir quelles sont les synergies qui peuvent être développées lors de la mise en oeuvre du projet.

    Depuis une dizaine de jours déjà, l’équipe de mission sur le terrain a rencontré tour à tour, les autorités administrative et technique ainsi que les communautés locales de Cocobeach dans la province de l’Estuaire, puis, celles de la Ngounié et de la Nyanga. Et ces premières rencontres ont donné lieu à une forte sensibilisation des communautés locales sur « l’intérêt d’agir à la préservation des forêts contre les dangers de la déforestation par leur implication directe dans les activités d’observation des forêts». Ce périple de sensibilisation se poursuivra dans les prochains jours avec les provinces de l’Ogooué-Ivindo et du Woleu-Ntem.

    Cette première mission qui s’achèvera le 4 aout 2017, et dont l’action principale est d’identifier des pistes de collaboration avec les parties prenantes identifiées, permettra plus tard de déterminer les domaines prioritaires de surveillance forestière au niveau Gabon. Le but à terme étant l’atteinte de l’« Amélioration de la qualité et de la disponibilité des informations de sources indépendantes sur la conformité aux normes juridiques en matière forestières et foncière »

    Rappelons aussi, que le projet « Voix des Citoyens pour le Changement: Observation Forestière dans le Bassin du Congo » (CV4C) dont le lancement officiel des activités a eu lieu le 24 Avril 2017 à Kinshasa, est mis en oeuvre grâce au soutien financier de l’Union Européenne, de l’Institut des Ressources Mondiales (WRI , avec l’appui technique du CIDT de l’Université de Wolverhampton. Ce projet de quatre ans vise à renforcer la contribution des Acteurs Non Etatiques (ANE) – Organisations de la Société Civile (OSC), Populations Autochtones (PA) et communautés locales – à l’amélioration de la gouvernance forestière et à la gestion durable des forêts (GDF) dans 5 pays du Bassin du Congo (Gabon, Cameroun, RDC, RCA et République du Congo).

    CV4C Gabon Mission de sensibilisationCV4C Gabon Mission de sensibilisation

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  • Forest Media Awards : Les journalistes primés pour leur plume au service de la gouvernance forestière

    18 July 2017
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    Forest Media Awards 2017

    16 journalistes camerounais ont été primés au cours de la 3ème édition Forest Media Awards (ForMA), le 15 juin 2017, au cours d’une prestigieuse soirée organisée au Hilton Hôtel à Yaoundé. La ForMA est une compétition destinée à récompenser les journalistes pour leurs efforts de sensibilisation sur les questions liées à la gouvernance forestière et au changement climatique. Elle est une initiative de l’association Forêts et Développement Rural (FODER). Tout comme les deux précédentes éditions, la ForMA a été coparrainée par le Ministère de la Communication et le Ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF). Deux prix étaient donc en lice pour cette édition : un prix Ouvert et un prix spécial RFA. Elle a été organisée avec l’appui financier du projet « VOIX des citoyens pour le changement : Observation Forestière dans le Bassin du Congo (CV4C) » financé par l’Union Européenne et mise en eouvre par le Centre pour le Développement International et de la Formation (CIDT) de l’Université de Wolverhampton.

    L’introduction d’un prix spécial en lien avec la Redevance Forestière Annuelle (RFA), a été l’une des innovations majeures de cette édition. A travers ce prix, FODER a voulu récompenser les Hommes de médias qui, par leur plume, ont contribué de manière significative au plaidoyer pour la restauration de la quote-part de la redevance forestière annuelle destinée aux communautés supprimée dans la loi de finance de l’exercice 2015. Le plaidoyer ainsi mené avec l’appui des journalistes a permis que celle-ci soit réintroduite en partie dans la loi de finance au titre de l’exercice 2017, à hauteur de 6,75%.

    Ainsi, le journaliste Pierre NKA du quotidien de l’Economie monte sur la première marche dans la catégorie presse écrite du prix RFA. Le meilleur de la catégorie radio de ce même prix, est Georges Tsayid, de radio Metoung à Abong-Mbang. Pour le prix ouvert, Eugène Ndi de Edem Newspaper, Viviane BAHOKEN, d’Africa 24, Ebenizer DIKI de RTS et Madeleine NGEUNGA de Madyngeunga.over—blog.com ont respectivement reçu la palme d’or des catégories presse écrite, télévision, radio et presse cybernétique.

    Les premiers de chaque catégorie des prix en lice, ont perçu la rondelette somme de 500 000 FCFA. Et, leurs organes de presse respectifs ont bénéficié chacun d’une enveloppe de 300 000 FCFA. Quant aux deuxième et troisième de chaque catégorie, un dictaphone professionnel leur a été remis en guise de récompense.

    Article par Christelle KOUETCHA, FODER.

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